Dernières Nouvelles
  • Mardi 16 mai Conférence de Nicolas Pollet (labo EGCE, CNRS):
    Apport des méthodes génétiques aux inventaires taxonomiques.
  • 12 fev. 2015 Les tomes du bulletin "Le Coléoptériste" de 2008 à 2012 en consultation libre en ligne sont ici.
Prix décernés par ACOREP-France

Chaque année, ACOREP-France décerne deux prix pour récompenser les travaux ou les trouvailles remarquables de ses membres :

  • Le Piochon d'Or
  • Le Prix Guy COLAS
  • Ces récompenses sont remises lors de la dernière Assemblée générale de l'année.


    PIOCHON D'OR

    Ce trophée sympathique et informel sera remis dans la bonne humeur au membre de notre Association qui aura publié ou fait connaître lors d'une de nos réunions la découverte par lui-même d'un insecte considéré par le Bureau comme étant la meilleure ou la plus intéressante capture ou observation de l'année. Le choix du Bureau est sans appel. Deux conditions doivent être respectées :

    • L'insecte doit avoir été capturé ou observé dans un département ou territoire français
    • Afin d'éliminer certaines difficultés de jugement, sont écartés les espèces décrites depuis moins de deux ans.

    Le trophée est décerné au cours de l'Assemblée Générale annuelle au gagnant qui n'en est que le dépositaire pendant une année au terme de laquelle il est tenu de le restituer au Bureau

    Palmarès

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2014 à Daniel Lohez.

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    Le "Piochon d’Or", qui récompense chaque année une capture ou une observation remarquable de Coléoptères, est décerné pour 2014 à Monsieur Daniel Lohez..

    Daniel Lohez est un entomologiste qui s'est spécialisé progressivement depuis une dizaine d'années dans l'étude des Coléoptères aquatiques, sans abandonner totalement sa passion ancienne pour les Coccinellidae. Il a été ainsi l'un des premiers à observer en France Harmonia axyridis venue de Belgique. Très attaché au nord de la France, il habite Arras d'où il rayonne principalement dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme. Il lui arrive aussi chaque année d'aller à la découverte de départements plus lointains et parfois même de faire un saut jusqu'en Guyane.

    Entomologiste de terrain infatigable et rigoureux, il a accumulé une masse considérable d'informations sur sa faune favorite et il s'est efforcé de transmettre ses connaissances à des associations ou organismes implantés dans sa région de prédilection. Il est ainsi depuis longtemps membre très actif de la Société entomologique du Nord de la France où il a notamment publié un catalogue des Coléoptères aquatiques du Nord de la France. Il est également membre de l'ADEP, la Picarde, et d'ACOREP-France, l'ex-Parisienne. Ces données sont très utiles mais trop méconnues car de trop nombreux naturalistes ont tendance à croire que nos petites bêtes ne prospèrent qu'au soleil du Midi. Ils oublient seulement que notre beau pays est également soumis à des influences septentrionales et orientales. L'une des plus belles découvertes de notre ami fut d'abord, en juin 1987, celle d'Haliplus fulvicollis dans la très ancienne forêt de Nieppe, en Flandre, sur la commune d'Haverskerque, près d'Hazebrouck. Cette espèce appartient à une famille d'Adephaga répartie dans une grande partie du monde et à un genre comptant une trentaine de taxons en Europe dont 21 cités à ce jour en France.

    Depuis, le découvreur de l'Haliplus l'a observé dans une seconde localité, la forêt de Marchiennes, proche de Valenciennes. Daniel Lohez ne devait pas se satisfaire de sa trouvaille. Au fur et à mesure de ses pérégrinations régionales, il a su se faire apprécier des gestionnaires de zones humides à préserver et il a été appelé de plus en plus souvent à inventorier la faune aquatique dans des milieux très variés, notamment dans les marais littoraux. C'est ainsi, à la demande de la Réserve naturelle nationale du Platier d'Oye, entre Dunkerque et Calais, que notre collègue a pu prospecter, à partir de 2007, cette magnifique localité en bordure de mer et y recenser, sur plusieurs années, 65 espèces de Coléoptères aquatiques. L'une d'entre elles n'a délivré son identité que tardivement car elle n'était pas mentionnée de France. Trouvée en eau saumâtre, dans une station où existent aussi des mares d'eau douce, il s'agit d'Haliplus apicalis, présente en Europe centrale et septentrionale avec une répartition occidentale atteignant les Iles britanniques, la Belgique et maintenant notre pays. Cette nouvelle découverte est peut-être encore plus étonnante que la première car les côtes de la Mer du Nord et de la Manche ont été bien prospectées depuis longtemps. Il faut donc féliciter Daniel Lohez pour sa perspicacité. On doit aussi saluer la promotion de l'entomologie qu'il a favorisée dans les sites où il intervient et dont les gestionnaires, bien souvent, se préoccupent surtout de la présence des oiseaux migrateurs.

    L'observation d'Haliplus apicalis par notre collègue a fait l'objet d'un compte rendu lors de la séance du 31 janvier 2014 de notre association, puis d'un article paru dans l'Entomologiste 70 (4) de juillet-août 2014.

    La remise du Piochon d'Or à Daniel Lohez pour l'année 2014 vient donc récompenser très justement le succès de sa démarche tenace et efficace.

    Pierre QUENEY

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2013 à Philippe Reisdorf et Pierre Zagatti.

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    Le "Piochon d’Or", qui récompense chaque année une capture ou une observation remarquable de Coléoptères, est partagé pour l’année 2013 entre Messieurs Philippe REISDORF et Pierre ZAGATTI pour l'ensemble des travaux qui ont été réunis dans la série des articles intitulés "Le Coléoptérome du Marais de Montabé" publiés dans notre Bulletin "Le Coléoptériste".

    Philippe REISDORF a entrepris depuis de nombreuses années de prospecter systématiquement les environs de son domicile à Boullay-lès-Troux, dans l'Essonne. Il a mis en œuvre à peu près toutes les méthodes de collecte des insectes dans l'ensemble des biotopes qui constituent et entourent le Marais de Montabé.

    Cette façon méthodique lui a permis, outre la récolte d'insectes dont on verra plus loin l'originalité, de comparer l'efficacité de chacun des procédés, comme le battage, le lavage de terre, la récolte de bois mort, le pot Barber, le piège d'interception, la lampe à UV et j'en passe beaucoup d'autres, complétés par la simple recherche à vue avec un filet.

    Menée sur de nombreuses années, cette comparaison lui a permis de réunir de très intéressantes données statistiques que j'encourage chacun à étudier, si ce n'est déjà fait, dans les numéros du Bulletin qui les rapportent.

    Mais bien plus intéressant encore, cette quasi obstination dans l'effort de recherche très localisée lui a permis de découvrir quantité d'espèces de Coléoptères dont on ne soupçonnait pas la présence en Île-de-France et d'autres nouvelles pour la France.

    Parmi ces nombreuses espèces on peut mentionner les Carabiques Amara majuscula, Amara kulti et Synechosticus inustus. Ou encore les Cucujoidea Ephistemus reitteri et Eunicmus atriceps, tous deux nouveaux pour la France, et neuf autres espèces nouvelles pour l'Île-de-France dans les genres Epuraea, Monotoma, Cryptophagus, Nephus, Orthoperus et Stephosthetus.

    En définitive, pour ne retenir que les 218 espèces de Cucujoidea inventoriées dans le Coléoptérome, sur les 713 connues de France, 30 sont nouvelles ou considérées comme rares en France ou trouvées en dehors de leurs aires habituelles et 27 sont considérées comme assez rares.

    Ces données remarquables ont été obtenues à la suite de ces recherches méthodiques et continues, quasiment exhaustives dans ce qu'on peut considérer comme un "mouchoir de poche" si on compare le Marais de Montabé aux zones habituellement prospectées par la plupart de nos collègues.

    Mais cette année nous avons tenu à associer à cette réussite le talent remarquable de photographe de Pierre ZAGATTI doublé d'une connaissance approfondie de la faune des Coléoptères, ce qui a permis à Philippe REISDORF d'avancer à grands pas dans l'identification de ses récoltes foisonnantes.

    Cette association de talents a permis à notre Bulletin "Le Coléoptériste" d'offrir à nos lecteurs cette série d'articles d'une très haute tenue que j'invite chacun une fois de plus à consulter pour l'exemple surprenant de ce que peut donner une prospection intelligente et bien organisée sur un terrain de surface réduite.

    C'est pourquoi, pour ce travail remarquable de méthode et de persévérance, nos Collègues Philippe REISDORF et Pierre ZAGATTI méritent sans conteste de se partager l'attribution du "Piochon d'Or 2013" et ils ont droit à toutes nos félicitations.

    Jean RAINGEARD

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2012 à Jean Orousset.

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    Le "Piochon d'Or", qui récompense chaque année une capture ou une observation remarquable d'un Coléoptère, est attribué pour l'année 2012 à Monsieur Jean OROUSSET pour l'ensemble de ses recherches sur la faune endogée de la Région Île-de-France.

    Parmi les nombreuses espèces qu'il a reprises, dont il a étudié la répartition et pour lesquelles il fournit d'intéressantes données biogéographiques, on peut mentionner le Scydménide Cephennium (Geodytes) minutissimum (Aubé, 1842), non cité d'Île-de-France depuis 64 ans, le Psélaphide Tychobythinus glabratus (Rye, 1870), capturé une seule fois il y a 97 ans, et le Staphylin Typhlocyptus pandellei Saulcy, 1878, non repris depuis près de 60 ans.

    Ces données remarquables ont été obtenues à la suite de recherches assidues dans beaucoup de milieux différents au moyen de méthodes originales, pratiquées de longue date par ce spécialiste des Coléoptères endogés.

    La principale de ces méthodes est dite du "lavage de terre" et elle donne d'excellents résultats pour localiser et capturer des espèces en général extrêmement petites, qui pratiquent l'immobilité réflexe et sont de couleur brune ou testacée. De fait, elles échappent très facilement aux autres méthodes classiques de recherche des Coléoptères terrestres. C'est ce qui explique qu'elles sont passées si longtemps inaperçues des prédécesseurs de Jean Orousset, outre le fait que les entomologistes qui se sont intéressés ou qui s'intéressent aujourd'hui à cette faune très spéciale ont toujours été très peu nombreux.

    La relation détaillée de ces découvertes fait l'objet d'un article publié dans le Bulletin "Le Coléoptériste" n°15(3), paru fin décembre 2012 et distribué courant janvier 2013.

    Pour ce travail remarquable de méthode et de persévérance, notre Collègue Jean OROUSSET mérite sans conteste l'attribution du "Piochon d'Or 2012" et il a droit à toutes nos félicitations.

    Jean RAINGEARD

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2011 à Rémy Ancellin.

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    Le "Piochon d'Or", qui récompense chaque année une capture ou une observation remarquable d'un Coléoptère, est attribué pour l'année 2011 à Monsieur Rémy ANCELLIN pour la découverte d'une nouvelle stations en Normandie et d'autres en France de Parabathyscia wollastoni (Janson, 1857), un intéressant petit Coléoptère Leiodidae, connu donc depuis plus de 150 ans. Pourtant, le statut de Parabathyscia wollastoni (Janson, 1857) est assez curieux : c'est un insecte endogé et aptère, son aire de dispersion est étendue et touche beaucoup de pays européens du nord au sud, ses récoltes ont été peu fréquentes et sporadiques en France, et elles ont fourni aussi bien quelques rares individus, ça et là, que plusieurs dizaines d'exemplaires dans une même station, selon les conditions locales et la chance des prospecteurs.

    Les quelques connaissances au sujet de cette espèce discrète ont été réunies en 2009 dans un article fort bien documenté de notre collègue Jean OROUSSET, intitulé : "Une espèce de la faune de France à rechercher : Parabathyscia wollastoni (Janson) (Coleoptera, Leiodidae)" paru dans "Le Coléoptériste", 12 (3). Alerté par cet article, Rémy Ancellin a entrepris une recherche méthodique dans sa région et il a finalement découvert une nouvelle station de Parabathyscia wollastoni dans la périphérie de Cherbourg-Octeville, dans la Manche, dans le Vallon des Roquettes qui est situé à proximité immédiate des quartiers habités de la ville. La relation de cette découverte fait l'objet d'un article que vous pourrez lire dans le prochain et dernier numéro de 2011 du Bulletin "Le Coléoptériste" n° 14(3), publié fin décembre et distribué début janvier 2012. Mais, Rémy ANCELLIN a également fait des recherches de l'insecte dans les collections et il a pu ainsi repérer deux autres stations inédites, l'une à St-Brieuc, dans les Côtes d'Armor et l'autre à Bazeilles-sur-Othain dans la Meuse. Ainsi, grâce à ses efforts trois nouvelles stations viennent compléter les connaissances sur la curieuse dispersion de Parabathyscia wollastoni en France.

    Pour ce travail remarquable de méthode et de persévérence, notre Collègue Rémy ANCELLIN mérite sans conteste l'attribution du "Piochon d'Or 2011" et il a droit à toutes nos félicitations.

    Jean RAINGEARD

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2010 à Roger Vincent.

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    Le Piochon d’Or, qui récompense chaque année une capture ou une observation remarquable est remis pour l’année 2010 à Roger Vincent pour la capture de Mimela aurata (Fabricius, 1801) (Scarabeidae, Rutelinae) dans les Alpes-Maritimes.

    Cette rare espèce est nouvelle pour la faune de France. Ce beau coléoptère a été récolté en juillet 2008 dans la forêt du Caïros (commune de Saorge) sur une fleur d’Ombellifère au cours de prospections effectuées dans le cadre du programme ATBI (All Taxa Biodiversity Inventory) du Parc National du Mercantour. L’espèce a été décrite d’Autriche et se rencontre dans une grande partie des régions montagneuses de l’Europe orientale et des Balkans. Elle était connue également du nord-est de l’Italie, mais sa découverte dans notre pays repousse d’environ 300 km sa distribution vers le sud-ouest.

    Bien que spectaculaire, Mimela aurata a dû échapper aux multiples prospections menées dans les Alpes-Maritimes depuis toujours par de nombreux entomologistes. Une confusion avec le taxon voisin Mimela junii (Duftschmid, 1805) est toujours possible. Cette importante découverte a fait l’objet d’un article de Roger Vincent et Philippe Ponel paru dans la Nouvelle Revue d’Entomologie, 2009, 26 (1), qui rappelle les caractères distinctifs de l’espèce et donne divers commentaires sur sa répartition.

    Roger Vincent, qui fut l’un des tous premiers lauréats du Piochon d’Or lors de sa création, mérite pleinement de recevoir une nouvelle fois ce trophée, devenu désormais l’un des symboles d’ACOREP-France.

    Jean OROUSSET

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2009 à Hervé Bouyon, Lionel Casset et Philippe Deschamps.

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    Le Piochon d'Or, qui récompense chaque année une capture remarquable, est remis pour l'année 2009 à Hervé Bouyon, Lionel Casset et Philippe Deschamps pour la capture de l'Anthribide de Corse Sphinctotropis corsicus (Marshall, 1902), décrit initialement en tant que Spathorrhamphus corsicus, genre nouveau et espèce nouvelle.

    En effet, depuis qu'un ami de Marshall l'avait découverte en juin 1900 en un unique exemplaire pris au fauchoir en forêt de Vizzavona , personne ne semblait avoir revu cette espèce, bien que de nombreux entomologistes se soient rendus dans cette localité, la plus fréquentée de Corse, avec le secret espoir de la retrouver. Seul le célèbre écrivain allemand et entomologiste Ernst Jünger, évoquant ses souvenirs dans ses Chasses subtiles, indiquait en avoir capturé un individu mais l'absence de publication dans une revue scientifique laissait planer un doute sur la véracité de cette capture.

    Il revient donc à Hervé Bouyon, Lionel Casset et Philippe Deschamps le mérite d'avoir retrouvé cette espèce en plusieurs exemplaires dans sa localité d'origine, 107 ans après sa découverte, et d'en avoir élucidé le biotope, les insectes ayant été collectés sur un aulne et un hêtre morts sur pied, dans la futaie de Pins laricio. Précisons que cette redécouverte a été relatée dans deux publications, l'une dans L'Entomologiste, 2009, tome 65, fascicule 2, l'autre dans Le Coléoptériste, 2009, tome 12, fascicule 2.

    Pour cette capture exceptionnelle, l'ACOREP est donc heureuse de leur transmettre ce prestigieux trophée qu'est le Piochon d'Or.

    Jean OROUSSET

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2008 à Pierre Queney.

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    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2008 à Pierre Queney, membre d'ACOREP-France bien connu de tous en tant que grand spécialiste des Coléoptères aquatiques, pour sa découverte en France d'Hydrochus megaphallus van Berge Henegouwen (Hydrochidae), découverte relatée dans Le Coléoptériste en 2007, et, plus généralement, pour son inlassable activité de prospection et de détermination qui a permis de faire progresser notablement nos connaissances sur la faunistique des Coléoptères aquatiques de France.

    Rappelons pour illustrer ce propos que sa maîtrise de l'ensemble des familles lui a permis de publier il y a quelque temps en supplément à notre bulletin de liaison une Liste taxonomique des Coléoptères aquatiques de la faune de France, outil fort pratique pour aider à la détermination de ces Coléoptères bien souvent délaissés.

    Pour conclure, citons encore parmi les trouvailles les plus récentes une espèce inédite pour la Science, Berosus atlanticus (Hydrophilidae), récoltée par lui-même en Vendée et en Charente-Maritime et qu'il a décrite en 2007 dans le Bulletin de la Société entomologique de France.

    Il mérite donc pleinement que nous lui transmettions ce prestigieux trophée qu'est le Piochon d'Or qui, bien qu'étant sans nul doute fort peu pratique pour la capture des Coléoptères aquatiques, l 'incitera comme nous l'espérons à nous faire profiter bientôt d'autres passionnantes découvertes.

    Jean OROUSSET

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2007 à Thierry Nérat.

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    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2007 à Thierry Nérat, pour sa capture de Dorcadion fuliginator (L.) en Ile-de-France et, plus précisément, aux environs de Gommecourt dans le département des Yvelines; cette espèce a été découverte en quatre exemplaires, au mois de mai dans une pelouse rase entourée de cultures.

    Ce Cérambycide aptère, jadis largement répandu, est en effet en régression constante et fait partie maintenant des grandes raretés de la région parisienne, au point qu'a été envisagée sa disparition définitive.

    Il est en effet bien loin le temps où Bedel, dans le Catalogue des Coléoptères du Bassin de la Seine, le signalait de nombreuses localités de Paris même et des alentours.

    Plus près de nous, si l'on se réfère au Catalogue des Coléoptères de l'Ile-de-France, fascicule VII, par Roger Vincent, seules deux captures ont été signalées en vingt ans, à savoir en 1986 et 1987 aux environs de Grigny dans le département de l'Essonne.

    Précisons que cette intéressante redécouverte, qui justifie pleinement la remise de ce prestigieux trophée qu'est le Piochon d'Or, sera relatée dans Le Coléoptériste, tome 10, fascicule 3, qui clôt l'année 2007. Nous adressons donc toutes nos félicitations au lauréat.

    Jean OROUSSET

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2005 à Odile, Julien et Gérard Rousset.

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    Le Piochon d'Or, qui récompense chaque année une capture remarquable d'une espèce de Coléoptère, est attribué pour l'année 2005 à Odile, Julien et Gérard Rousset pour leur découverte à Saint-Amandin, dans le département du Cantal, du Coléoptère Rhysodes sulcatus F., seul représentant en France de la famille des Rhysodidae (sa photographie sera sur la couverture du prochain bulletin).

    Cette espèce, si sa capture a été relativement démocratisée dans la chaîne pyrénéenne depuis la vallée d'Ossau jusqu'à l'Ariège et l'Aude, reste d'une insigne rareté dans le reste du territoire français puisqu'elle n'y est connue, sur une période d'un siècle et demi, que de deux localités, la forêt de Rhonnes en Savoie et Auroux en Lozère, avec pour chacune un unique exemplaire.

    Rappelons que le biotope de prédilection de l'espèce consiste en d'énormes troncs pourris de sapins ou de hêtres, particulièrement humides, où l'espèce, très homochrome, se tient le plus souvent au coeur même du tronc ; elle peut donc échapper facilement à des recherches superficielles et l'entomologiste doit exercer toute sa sagacité pour la débusquer !

    Précisons que les auteurs de cette trouvaille ont fait admirer leur capture lors d'une de nos séances et ont relaté les conditions de cette belle découverte dans une note publiée dans Le Coléoptériste, tome 8, fascicule 2 de 2005. Ils méritent donc pleinement de recevoir ce prestigieux trophée.

    Jean OROUSSET

    Le Piochon d'Or est décerné pour l'année 2004 à Nicolas Degallier.

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    Ce prix récompense chaque année la capture d'une espèce de Coléoptère remarquable pour sa rareté, qu'elle soit due à son extrême localistion, sa biologie spéciale ou inconnue, la brièveté de sa période d'apparition ou bien d'autres facteurs encore.

    ACOREP-France a donc remis, le 21 décembre 2004, le Piochon d'Or pour l'année 2004 à Nicolas Degallier pour sa découverte de Rhyssemus plicatus (GERMAR), Coléoptère Scarabéide faisant partie des Aphodiidae et, plus précisément, de la sous-famille des Psamodiinae.

    Cette rare espèce microptère, psammphile et saprophage, est inféodée aux dunes des plages littorales, avec une préférence pour les biotopes à forte salinité. Bien qu'assez répandue dans le bassin méditerranéen, elle est fort rare en France, puisque, d'après Lumaret, elle n'a fait l'objet depuis 1950 que de trois citations, dont deux de France continentale et une de Corse.

    Nicolas Degallier a trouvé ce Coléoptère en nombre en Corse, au mois d'août, sur la plage de Capo di Feno, près d'Ajaccio. Il a relaté cette capture dans un article, signé également par Patrice Bordat, qui a été publié dans Le Coléoptériste, tome 6, fascicule 3, article qui fait le point sur la distribution, la taxonomie et les conditions de capture de cette espèce.

    Jean OROUSSET


    PRIX GUY COLAS

    Ce prix est destiné à récompenser et encourager l'entomologiste membre de l'Association, qui aura publié au cours de l'année une contribution remarquable à l'Entomologie. La décision d'attribuer ou non ce prix appartient au Bureau, mais l'avis des autres Administrateurs est souhaitable. Cette décision est sans appel. Le prix est décerné au cours de l'Assemblée Générale annuelle.

    Palmarès

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2014 à Julien Touroult.

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    Le Prix "Guy Colas" récompense chaque année l’auteur ou le responsable d’un ouvrage ou d’un ensemble de publications ayant pour sujet les Coléoptères.

    Il est décerné pour l’année 2014 à Monsieur Julien Touroult pour la direction éditoriale des suppléments du Bulletin "Le Coléoptériste" qu'il a assurée depuis 2010 pour la série des "Contributions à l'étude des Coléoptères de Guyane" et depuis 2012 pour celle des "Contributions à l'étude des Coléoptères des Petites Antilles".

    Quand Julien Touroult m’a parlé en 2009 de l'augmentation du nombre des publications sur la Guyane, nous envisagions d'insérer les nouveaux articles dans un fascicule normal de notre Bulletin "Le Coléoptériste". Mais l’idée a rencontré un tel franc succès, tous les auteurs proposant leur travail ou sollicités par Julien Touroult ayant répondu positivement et d’autres les ayant rejoints bien vite, que nous disposions déjà de quoi éditer dans un premier temps deux fascicules complets et la matière arrivait pour bâtir un troisième tome !

    Il existait effectivement un réel manque de littérature spécialisée pour identifier les Coléoptères peuplant le plus vaste des départements français, ou alors il s'agissait de publications dispersées dans des revues, souvent étrangères et très "pointues" qui ne permettaient pas de se faire une vue d’ensemble. Certains groupes étaient même "orphelins" et n’avaient pas fait l’objet de publication concernant la Guyane depuis plus d’un siècle. C'est pourquoi, au moment où les entomologistes y développaient des méthodes de récolte nouvelles et extrêmement efficaces, en particulier sous l'impulsion de la Société entomologique Antilles-Guyane, la SEAG, dont fait partie Julien Touroult, les auteurs se voyaient capables d'étudier beaucoup plus sérieusement la faune guyanaise à partir d'un afflux considérable de spécimens, pour la plupart totalement inconnus. Ils avaient besoin d'un support adapté pour leurs publications et c'est ce que Julien Touroult avait bien perçu.

    Ainsi a démarré une série qui en est à son huitième tome, ce qui représente 736 pages, 81 articles produits par 122 auteurs (certains sont compté plusieurs fois dans ce total), traitant de 1 187 taxons, dont 90 sont nouveaux pour la Science et 286 constituent des citations nouvelles pour la Guyane. Grâce a ces études revitalisées par un matériel abondant, il y a aussi dans ces articles, 24 actes de nomenclature (synonymie, revalidation, etc.).

    Les Antilles constituant aussi un de ses terrains de prédilection puisqu'il y a usé son parapluie japonais pendant quelques années à la recherche de ses chers Longicornes, Julien Touroult s'est aussi attaqué à la réalisation d'une série sur les Petites Antilles qui compte déjà deux tomes, soit 208 pages avec 33 articles de 48 auteurs, traitant de 190 taxons, dont 15 nouveaux pour la Science et 68 nouvelles citations pour la région.

    Tout ceci, et ça ne fait que commencer, constitue une somme de travail remarquable à mettre, bien entendu, au crédit des auteurs, mais aussi à celui de Julien Touroult, car il a su parfaitement, par son travail de coordination exigeant et opiniâtre, solliciter les auteurs, en aider certains, les relancer, relire, traduire les contributions en anglais (car des "pointures" entomologiques américaines ont bien vite perçu l'intérêt de nous les proposer). Il lui a fallu ensuite corriger les coquilles, assembler le tout selon le bon « chemin de fer » (c'est le guide pour le placement correct des pages en couleur), établir un sommaire... bref faire parfaitement cet énorme travail (bénévole) de rédaction de près de mille pages dont je le remercie au nom de tous.

    Notre association peut être légitimement fière de mettre aujourd'hui à la disposition de la communauté scientifique internationale un tel outil novateur et c'est ce qui vaut aujourd'hui à Julien Touroult de recevoir le Prix "Guy Colas".

    Jean RAINGEARD

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2013 à Messieurs Fabien Dupuis et Rémi Perrin.

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    Le Prix « Guy Colas » récompense chaque année l’auteur d’un ouvrage ou d’un ensemble de publications ayant pour sujet les Coléoptères.

    Il est décerné pour l’année 2013 à Messieurs Fabien DUPUIS et Rémi PERRIN pour l’excellent ouvrage "Catalogue et atlas des Coléoptères Lucanoidea et Scarabaeoidea du département de la Loire", déjà couronné, à juste titre, par le "Prix Pic" de la SEF.

    Édité par la Société de Sciences naturelles Loire-Forez (SSNLF), ce catalogue très maniable comporte 166 pages abondamment illustrées d'excellentes photographies et de cartes précises, présentant les 120 espèces de Lamellicornes (Scarabaeoidea et Lucanoidea) présentes à ce jour dans le département de la Loire, ou dont la présence demande à être confirmée. Il est préfacé par le Docteur Olivier Montreuil, le spécialiste de ces familles au Muséum national d'Histoire naturelle.

    Les auteurs, appuyés par leurs collègues de la SSNLF, dans le cadre de l'inventaire de l'entomofaune ligérienne entamé en 1990, nous font donc bénéficier de nombreuses années d’étude (plus de vingt ans de collectes et d'observations) consacrées en particulier aux Lamellicornes et nous livrent d'intéressants informations biologiques et faunistiques sur des espèces plus ou moins bien connues de leur région.

    Pour cela, ils ont compilé de très nombreuses citations récentes, 3 250 données pour le seul département, qui actualisent précisément la répartition des espèces. Cet ouvrage fait ainsi logiquement suite à un premier travail analogue sur le département concernant les Cerambycidae (1996, R. Pupier) et un second sur les Lépidoptères (2008, Collectif SSNLF).

    Assez peu urbanisé, le département de la Loire est bien préservé et se trouvant à la limite de zones d'influence climatique différentes, il abrite aussi bien une faune méridionale et septentrionale, qu'alticole grâce à son relief. Ce catalogue présente donc un grand intérêt pour l'étude de la faune des régions voisines, voire de la France entière pour une majorité d'espèces. En effet, les familles traitées sont les Lucanidae (5 espèces), les Trogidae (4 espèces), les Bolboceratidae (1 espèce), les Geotrupidae (8 espèces), les Aphodiidae (47 espèces), les Scarabaeidae (20 espèces), les Melolonthidae (15 espèces), les Rutelidae (3 espèces), les Dynastidae (1 espèce) et les Cetoniidae (16 espèces).

    Chaque taxon est présenté de façon standard sur une page avec une photographie en couleur de l'habitus, une carte de répartition et une fiche en cinq points, taille, biologie, période d'apparition, répartition et statut.

    Bien entendu, la taxonomie retenue est détaillée en début d'ouvrage, elle s'inspire des travaux de Barraud (1992), avec les modifications de Löbl & Smetana (2006) et de Krell (2012).De même, une étude géographique soignée de la zone, un bilan des prospections et une analyse faunistique de bon aloi complètent le travail. Pour toutes ces raisons, ce très beau petit livre nous paraît mériter pleinement le Prix «Guy Colas» et nous félicitons chaleureusement à la fois ses auteurs et la SSNLF, pour cet effort méritoire d'inventaire dont devraient s'inspirer beaucoup de nos collègues prospectant dans des régions encore mal connues.

    Jean RAINGEARD

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2012 à Pierre Berger.

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    Le Prix "Guy Colas" récompense chaque année l'auteur d'un ouvrage ou d'un ensemble de publications ayant pour sujet les Coléoptères.
    Il est décerné pour l'année 2012 à Monsieur Pierre Berger pour son ouvrage sur les Longicornes, "Coléoptères Cerambycidae de la Faune de France continentale et de Corse. Actualisation de l'ouvrage d'André Villiers, 1978", publié par l'Association Roussillonnaise d'Entomologie.

    Le Cerambycidae sont incontestablement les plus beaux et les plus prisés de nos coléoptères. Tous ou presque, à un moment au moins de notre carrière entomologique, nous leur avons consacré du temps et de l'énergie avec comme récompense la joie qu'offre la contemplation d'une lepture ou d'une saperde rare ou, mieux encore d'une rosalie.

    Cet ouvrage, préfacé par Christian Cocquempot, autre grand amateur de Longicornes, reprend la structure d'ensemble de l'ouvrage bien connu du regretté André Villiers en l'enrichissant de toutes les découvertes intervenues au cours des trente dernières années, tant sur le terrain qu'au niveau de la taxonomie. Des tableaux de détermination clairs et concis permettent de résoudre aisément l'identification des genres difficiles. Enfin, les 246 espèces que compte notre faune en 2012 sont illustrées par de très belles photos en couleur d'individus des deux sexes.

    Pierre Berger nous fait bénéficier de ses nombreuses années d'étude (plus de cinquante) consacrées aux Longicornes et nous livre moult informations issues de son expérience sur le mode de vie des espèces les moins connues (et donc les plus rares) de notre faune. Il a également compilé de très nombreuses citations récentes qui actualisent précisément la répartition des espèces. Il a réussi cette gageure de réaliser un livre novateur sur une famille pourtant très étudiée.

    Pour toutes les raisons exposées précédemment, ce très beau livre nous paraît mériter pleinement le Prix "Guy Colas" et nous félicitons chaleureusement son auteur.

    Hervé BOUYON

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2011 à Alain Mollard.

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    Le Prix "Guy Colas" récompense chaque année l'auteur d'un ouvrage ou d'un ensemble de publications ayant pour sujet les Coléoptères.

    Il est décerné pour l'année 2011 à Monsieur Alain MOLLARD, pour son étude sur la faune ibérique des Carabes, "Le sous-genre Carabus (Mesocarabus) Thomson, 1875 en péninsule Ibérique, Espèces affines, répartition et rencontres", qui a été publié comme supplément à notre Bulletin. Voilà bien un exemple d'étude méthodique d'une faune particulière.
    Alain MOLLARD n'a en effet pas hésité à parcourir en long et en large l'Espagne et le Portugal pendant 10 ans, il a ainsi couvert la quasi totalité de la péninsule Ibérique en parcourant près de 40 000 km, y repérant plus de 250 stations où vivent les différentes populations de Mesocarabus, sans compter celles où il n'en a pas trouvé, ce qui est également intéressant d'un point de vue faunistique. Il a pu finalement rassembler un très riche matériel d'étude qui lui a permis de proposer une classification mesurée qui met bien les choses au point et qui permettra à l'amateur de mettre enfin un nom valable sur les espèces, sous-espèces, natios et variétés qu'il a déjà en collection ou qu'il aura l'occasion de rencontrer sur le terrain.

    Le travail d'Alain MOLLARD est illustré d'une dizaine de planches de Carabes très réussies et aussi souvent que possible de leurs édéages, qui montrent bien les différences entre les individus des différentes populations, ainsi que de belles photographies et de très précises et précieuses cartes de répartition. Il aura donc fallu à d'Alain MOLLARD une bonne dose de courage, de patience et, il faut bien le dire aussi, de compréhension familiale, pour toucher au but qu'il s'était fixé, c'est à dire réaliser une étude quasiment exhaustive du complexe ibérique du sous-genre Mesocarabus Thomson, 1875.

    Ayant su tirer le meilleur parti du matériel opiniâtrement rassemblé et présenter sa synthèse d'une façon claire et documentée, sa démarche est exemplaire tant il est vrai que la plus belle théorie ne vaut que si elle est confrontée à la réalité du terrain. C'est ce qu'il a su faire de brillante façon.

    Pour ces multiples raisons, il nous paraît pleinement justifié de distinguer Alain MOLLARD comme lauréat du Prix "Guy Colas" 2011 et il mérite toutes nos félicitations.

    Jean RAINGEARD

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2010 à Arnaud Faille.

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    Le Prix Guy Colas qui récompense chaque année l’auteur d’un ouvrage - ou d’un ensemble de publications - ayant pour sujet les Coléoptères, est décerné pour l’année 2010 à Arnaud Faille.

    Bien connu des membres de notre Association, Arnaud Faille est l’auteur depuis 2002 d’une vingtaine de travaux consacrés essentiellement aux Coléoptères cavernicoles. Citons en premier lieu sa thèse intitulée « Endémisme et adaptation à la vie cavernicole chez les Trechinae Pyrénéens (Coleoptera : Carabidae). Approches moléculaires et morphométriques », qu’il a soutenue avec succès en 2006.

    Mentionnons également une des découvertes majeures de ces dernières années en matière de faune de France : un genre nouveau de Leptodirini à caractères sexuels secondaires spectaculaires, avec l’espèce Baronnesia delioti, découverte à la rivière souterraine d’Artigaléou-Arodets dans les Hautes-Pyrénées et décrite en 2009, en collaboration avec Javier Fresneda et Charles Bourdeau.

    En outre, Arnaud Faille a résolu deux énigmes concernant des espèces pyrénéennes, qui ont fait rêver et courir depuis de nombreuses années les chasseurs de cavernicoles : le Leptodirini « ultra-évolué » Eskualdunella delespierrei, décrit en 1950 par Henri Coiffait de la grotte d’Ayssaguer au Pays Basque, et qui n’avait jamais été retrouvé depuis malgré de nombreuses visites, et pour cause !

    Une étude approfondie avec recours au type a montré qu’il s’agissait d’un banal Cytodromus dapsoides de la Drôme malencontreusement oublié par Coiffait dans un de ses flacons et mélangé à ses chasses pyrénéennes.

    Un autre taxon tout aussi mystérieux était l’Aphaenops bourdeaui décrit par Coiffait en 1976 de la grotte d’Ambielle et jamais retrouvé non plus ; il s’est avéré qu’il s’agissait d’un banal Aphaenops crypticola, l’hypothèse d’une importation étant dans ce cas envisagée.

    Précisons que comme le montrent ses travaux, Arnaud Faille maîtrise les techniques les plus diverses, de la dissection au séquençage, en passant par la biométrie et l’analyse phylogénétique.

    À titre de conclusion, rappelons que Guy Colas a été lui-même un grand amateur de Coléoptères cavernicoles et qu’il aurait donc porté le plus grand intérêt aux travaux de notre collègue. Pour ces multiples raisons, il nous paraît pleinement justifié de distinguer Arnaud Faille comme lauréat du Prix Guy Colas 2010 et nous lui adressons toutes nos félicitations.

    Jean OROUSSET

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2009 à Roland Allemand, Jacques Dalmon, René Pupier, Yves Rozier et Virgile Marengo.

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    Le Prix Colas, qui récompense chaque année les auteurs d'un ouvrage ayant pour objet les Coléoptères, est décerné pour l'année 2009 à Rolland Allemand, Jacques Dalmon, René Pupier, Yves Rozier et Virgile Marengo co-auteurs des Coléoptères de Rhône-Alpes, Cérambycides, ouvrage publié par le Musée des Confluences et la Société linnéenne de Lyon.

    Ce troisième volume de la série consacrée aux Coléoptères de la région Rhône-Alpes traite d'une famille très recherchée et bien connue, ce qui a facilité une étude particulièrement riche et intéressante. Plus de 30 000 données ont été réunies à partir des collections, institutionnelles ou privées. Ces informations ont été vérifiées et validées, ce qui a permis d'évaluer très précisément la faune des Cerambycidae de Rhône-Alpes.

    Celle-ci comprend actuellement 211 espèces, soit 85 % de la faune française (246 espèces).

    La présentation du livre est très agréable : chaque espèce est photographiée en couleurs avec précision, sa répartition locale cartographiée, et, pour l’essentiel, sa biologie, son éthologie et sa répartition générale sont également mentionnées et commentées.

    Dans la préface, Hervé Brustel souligne l’importance du travail et le présente comme "la référence la plus aboutie - y compris au niveau des synthèses européennes récentes - pour actualiser la connaissance générale des Cerambycidae de la faune de France".

    Les espèces non présentes en Rhône-Alpes, y compris les invasives, sont en effet citées, photographiées et commentées. L’ouvrage dépasse donc largement le niveau régional. Des annexes, développées et illustrées, relatives aux méthodes de récoltes, à l’élevage, à la morphologie, à la biologie larvaire, aux méthodes modernes d’analyses faunistiques, font de ce remarquable ouvrage un manuel indispensable à ceux qui s’intéressent à cette famille de Coléoptères.

    Un ouvrage très attrayant et très utile qui mérite donc pleinement le prix Colas.

    Serge DOGUET

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2008 à Jaap Winkelman et Marc Debreuil.

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    Le Prix Guy Colas, qui récompense chaque année les auteurs d'un ouvrage ayant pour sujet les Coléoptères,est décerné pour l'année 2008 à Jaap Winkelman et Marc Debreuil pour leur ouvrage

    "Les Chrysomelinae de France (Coleoptera, Chrysomelidae)"

    publié par l'association RUTILANS.

    Les Chrysomelinae, s'il séduisent en raison de leur taille et de leurs couleurs avantageuses, se révèlent souvent de détermination difficile, un exemple bien connu étant celui de certaines Oreina, sans parler du problème réputé longtemps insoluble posé par les Timarcha.

    Cet ouvrage, préfacé par Serge Doguet, répond à une attente en proposant une étude d'ensemble des quelques 130 espèces que compte la faune de France.

    Après le catalogue systématique des espèces et sous-espèces, on trouve des clés de détermination des sous-familles, des genres et de toutes les espèces, ces clés étant illustrées de plus de 300 dessins ou photographies de détails morphologiques.

    Pour chaque espèce figurent des éléments sur les biotopes et les plantes-hôtes, la distribution en France et en Europe et un dessin de l'édéage. Une riche iconographie, avec la photographie en couleurs de chaque espèce et de certaines variétés, en fait un ouvrage particulièrement attrayant, qui se révèlera indispensable à tout Coléoptériste, que ce soit à des fins de détermination ou pour y trouver des éléments de biologie.

    Nous félicitons donc les lauréats et leur remettons avec le plus grand plaisir ce Prix tout à fait mérité.

    Jean OROUSSET

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2007 à Alain Coache.

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    Le Prix Guy Colas 2007 est attribué à Alain Coache président de l'association "Inventaire des Coléoptères des Alpes-de-Haute-Provence", coordinateur de l'ouvrage :

    "Aspects de la biodiversité entomologique des cavités naturelles des massifs Luberon-Lure [Coleoptera]".

    Ce rapport d'étude fait la synthèse de 3 ans de recherches méthodiques de la faune entomologique cavernicole dans les cavités connues et inconnues de ces massifs calcaires du sud-est de la France.

    Alain Coache a su réunir autour de lui des équipes dynamiques d'enquêteurs de terrain, de spéléologues et d'entomologistes pour localiser les grottes et avens connus dans la zone concernée, pour interroger les populations locales afin de découvrir des cavités méconnues, y descendre et y placer des dispositifs de récolte et pour finalement étudier la faune rencontrée. Ainsi, plus de 130 bénévoles ont participé, plus ou moins longtemps, à cette recherche.

    Le résultat est remarquable puisque plus de 250 cavités ont été repérées, dont 120 nouvelles, et la récolte des insectes par tous les moyens praticables a réuni près de 15 000 spécimens dont une grande partie reste à étudier. Les méthodes de récolte sont très précisément expliquées et illustrées.

    Dans ce qui a été étudié de cette importante récolte, 220 espèces ont été identifiées, dont une vingtaine de troglobies véritables et dont plusieurs sont des nouveautés pour la Science ou pour la faune régionale.

    L'ouvrage donne ainsi une intéressante liste de ces taxons en relation avec les cavités dans lesquelles les insectes ont été découverts, il fournit également la topographie de ces cavités et une très abondante illustration photographique des différentes explorations.

    Il s'agit donc d'un travail exemplaire, qu'on rêverait de voir copié et mis en œuvre dans d'autres régions propices et qui mérite incontestablement le "Prix Guy Colas", lequel est une "récompense de prestige, pour un ouvrage ou une série de publications sur les Coléoptères" selon les termes mêmes des créateurs de ce prix.

    Jean RAINGEARD

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2005 à Georges Ledoux et Philippe Roux.

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    Le Prix Guy Colas est décerné au titre de l'année 2005 à

    Georges Ledoux et Philippe Roux

    pour leur ouvrage

    "Nebria (Coleoptera, Nebriidae). Faune mondiale",

    édité par le Muséum de Lyon et la Société linnéenne de Lyon.

    Sans en faire une véritable analyse qui serait hors de propos, indiquons simplement que cette oeuvre monumentale et magistrale, en 976 pages illustrées de pas moins de 1081 figures, 633 photographies et 14 cartes, présente une révision mondiale des 384 espèces et 158 sous-espèces.

    En outre, les auteurs décrivent à cette occasion 4 sous-genres nouveaux, 5 espèces et 3 sous-espèces nouvelles. Précisons que l'ouvrage, de présentation fort avantageuse, est illustré notamment par de remarquables dessins d'habitus dus au talent de Georges Ledoux, et par de très belles planches en couleurs, nous faisant connaître notamment quelques magnifiques biotopes à l'aspect enchanteur.

    Ce travail exhaustif, mené par deux spécialistes reconnus, est le fruit de nombreuses années de prospections acharnées, jusque dans les contrées les plus lointaines, et d'étude du matériel récolté par les auteurs mais aussi des types et des collections de nombreuses institutions.

    Précisons que les auteurs sont membres depuis fort longtemps de notre association et que, en particulier, Georges Ledoux nous a fait profiter à de nombreuses reprises dans le passé de conférences captivantes sur ses voyages consacrés à la récolte des Carabiques et, déjà, en particulier à son genre de prédilection, les Nebria.

    C'est donc avec le plus grand plaisir que ACOREP-France décerne à Georges Ledoux et Philippe Roux Le Prix Guy Colas pour cette oeuvre qui servira fort longtemps de référence absolue en la matière.

    Jean OROUSSET

    Le Prix Guy Colas est décerné pour l'année 2004 à Eric de Laclos.

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    Le prix Guy Colas est décerné, au titre de l'année 2004, à Eric de Laclos pour l'ouvrage "Les Scolytes de Bourgogne", écrit en collaboration avec C. Mouy, L. Strenna, P. Agou et édité par la Société d'Histoire Naturelle d'Autun.

    En 242 pages, format A4, 33 genres et 77 espèces sont passés au crible, mais au travers de la vision régionale d'une famille de Coléoptères relativement méconnue, ce travail aborde, en fait, les principales espèces de Scolytidae composant la faune de France.

    Une première partie regroupe, en 75 pages, avant-propos, glossaire, en particulier forestier, généralités, nomenclature avec une liste exhaustive des espèces françaises, éthologie et biologie, conseils pour les récoltes et la mise en collection, historique des rapports humains avec les Scolytes, incidences de la tempête et des maladies.

    La seconde partie rassemble le Catalogue et l'Atlas. Elle traite des méthodes de travail, de la géographie de la Bourgogne, des Scolytes en gestion forestière, de la sytématique des genres, présente chaque espèce avec l'appui du dessin, analyse les résultats. Enfin, une importante bibliographie termine l'ouvrage.

    L'auteur principal, E. de Laclos, forestier professionnel, tout en ne concédant rien à la rigueur scientifique, nous surprend à chaque coin de phrase par la richesse de sa palette descriptive (...) Un style très personnel, une leçon de "Scolytologie".

    Roger VINCENT

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